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jeudi 13 avril 2017

S'affranchir des religions

Quelle drôle idée de croire à des mythologies perpétués par des écrits douteux.

Mais qu'est ce qu'ils ont tous à croire à de telles conneries?
Avant d'aller plus loin, je tient à dire que je reste respectueux des croyances de chacun. Ils ont le droit de croire en ce qu'ils veulent, mais je m'octroie le droit de ne croire en rien et de remettre en cause leur "système" de croyance.
Je ne comprendrai la volonté délibéré des humains à être soumis et à s'imposer des règles drastiques qui n'ont aucun sens. Sauf pour celui qui en bénéficie.

D'une manière générale, les religions sont constitués de hiérarchie, avec plus ou moins de pouvoir et avec des fonctions précises.
Le point commun des religions est l'ancienneté. L'autre point commun des religions est le support écrit, souvent constitué d'un livre.
Voila, nous tenons la base des religions. L'ancienneté et le support. J'allais oublier le pouvoir. Quel intérêt des religions si celles-ci n'ont pas de pouvoir, au moins sur les individus.
A cela on rajoute la création de lieu de culte, toujours servis par un individus s'intégrant dans la hiérarchie, et le tour est presque joué.

Au départ, les religions jouent sur ce qu'on appelle l'angoisse de mort. Tout être humain qui naît est tenue de mourir. Tôt ou tard.
La mort, puisque personne n'a put dire de manière raisonnée et scientifique, avec preuve à l'appui, ce qu'il y avait au-delà, reste une énigme.
L'être humain a peur de l'inconnu, surtout quand il est obligé d'y passer d'une manière ou d'une autre.
C'est la que réside le point central de départ des religions. La capacité à rassurer!

Pour être rassuré, l'être humain, au sens animal du terme, va chercher sans relâche et avec un grand intérêt une manière de se rassurer. Puisqu'il n'existe (toujours) pas de réponse à la question de la vie après la mort, il s'en ai inventé une. Ou plutôt plusieurs (à vous de faire votre choix).

Ces manières de pensées rassurantes sont scellés par le temps. Plus c'est vieux, plus c'est crédible et vrai.
On ne met surtout pas en doute des croyances basé sur plus de 2000 ans d'existence.
"Ça fait tout ce temps que ça existe, ça va pas changer maintenant". Ou l'allégorie de la croyance naïve et de l'immobilisme peureux.

Voila en gros mon idée de la religion. A la limite rien de mal. Y croit qui veux.
Mais, parce qu'il y a toujours un "mais" tu sais bien, le problème réside au fait que les religions ont asservis les populations pour servir leurs intérêts, qui peuvent être l'argent et le pouvoir.
A ce stade la, les religions sont des sectes qui ont réussi à s'imposer et à se faire accepter comme telles. Et surtout INTERDICTION de contredire! Sinon, on deviens le mal, l'intolérant, le blasphémateur.

Si c'était que ça, à la limite ça pourrait aller. Mais  non, il faut en plus qu'elles se foutent sur la gueule les unes avec les autres. Chacune veut s'imposer par delà le monde et veut être la religion de référence.
Hé oui, plus y a de monde, plus y a du pouvoir et plus y a de l'argent. Elle est pas belle la vie?

Bon, le pire dans tout ça c'est qu'ils ont réussi à faire accepter certaines "sciences" comme peuvent l'être les maths, la littérature, la philosophie. Je pense notamment à la théologie.

Ah oui, j'allais oublier... Ça serai sympa, pour un athée comme moi, que l'on me lâche la grappe avec les religions. Je pense aux médias, d'info ou pas, les pubs, et même les catégories de magasin (boucheries hallal et kacher par exemple).
Merci d'avance.





vendredi 19 avril 2013

Le jour ou tout a basculé

Le 24 mars 2013. Une manifestation pour des idées intolérantes tente par tout les moyens d'accéder à l'avenue des Champs-Elysée. Cette avenue est interdite aux manifestations depuis les "événements" de 1968.
Le mariage homosexuel devient alors un outil instrumentalisé par des idées d’extrême droite, largement représenté par Civitas (connus aussi sous le nom de France Jeunesse Civitas ou Institut Civitas, est une association qui se définit elle-même comme un "lobby catholique traditionaliste"), le GUD (Groupe Union Défense, organisation étudiante française d'extrême droite réputée pour son activisme, et très active dans les années 1970), les JNR (Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires, mouvement nationaliste-révolutionnaire français, composé principalement de skinheads, fondé à l'automne 1987 autour de Serge Ayoub alias Batskin et réactivé en 2010) et autres nazillons aux idées courtes, à l'esprit abreuvés de violences et à l'intelligence d'un hamster courant dans sa roue. Mais leurs simplicités de propos et leur raccourcis irréfléchis séduisent. On est dans l'intellect de caniveau.



La loi sur le mariage homosexuel est un projet de loi annoncé par François Hollande, élu président de la République démocratiquement, lors de la course à l'Élysée.
On pourra critiquer ce que l'on voudra sur notre président, mais on ne pourra pas lui reprocher de ne pas tenir, au moins, cet engagement.

Mais voila que le 24 mars 2013, scandant leur propos homophobes et intolérants, ces messieurs-dames, vaillants défenseurs de la "bonne pensée", se sont fait gazés (avec des gaz lacrymogène) par les CRS.
Ce dispositif étant en place pour toutes manifestations, quelle qu'elles soient. La loi étant la même pour tous et les Champs-Élysée étant interdit de manifestation pour tout le monde.
On aura quand même vu des parents mettre en avant leurs enfants comme bouclier, pour mieux crier aux scandales et que les CRS ont gazés les petits sciemment.

On touche le fond.

La France est un pays républicain et laïc. La religion est complètement dissocié de l'état. 
Je ne comprend donc pas que des religieux comme peuvent l'être les culs-bénis de Civitas puissent avoir une quelconque valeur dans un projet de loi ou un débat de société.
Je suis athée, voir anti-déiste. Les religions, toutes les religions, sont pour moi des tombeaux de l'esprit. Sous des belles paroles de philosophes ou de théologiens, on soumet l'esprit à des courants de pensées qui maintiennent un état oppressif sur les individus.

Bref, depuis ce 24 mars 2013, il apparaît une radicalisation de plus en plus visible. Je ne vous apprend rien. Mais le problème de l'apparition de cette radicalisation, qui tourne autour du mariage gay dans un 1er temps, c'est qu'elle ne va pas disparaître de si tôt.
Depuis plusieurs années les idées d'extrêmes droites sont en progression, tellement bien que certains gouvernement se sont sentis obligé de composer avec.
Et rien ne va aller en sens inverse, le processus est lancé.

Que faut-il faire? Comment modifier ce processus?

C'est la que réside toute la nuance des politiciens de droite. Composer avec les extrêmes mais pas trop. Histoire de les calmer un peu et éviter qu'ils ne prennent trop d'envergure.
Est-ce la solution? Non je ne crois pas.

Je crois que la solution est déjà en marche. L’avènement de la violence, de l'intolérance se rapproche. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, on y viendra. Il faut s'y préparer.
Même si je ne cautionne pas la violence, je crois que ce moment précis sera LE nouveau départ en France (voir en Europe). On ne pourra pas y échapper. C'est prévu depuis des dizaines d'années.
Ce n'est peut être pas pour demain, ni pour l'année prochaine, mais on y viendra. En attendant nous avons juste le droit de survivre (voir de sous-vivre pour certains), et de se satisfaire de rustine dans la politique française.
La politique n'a plus le pouvoir ni le monopole de la décision. Ce sont bel et bien la finance qui est seul décideur. Tout le monde le sait, tout le monde se tait, et tout le monde s'en accommode.



Je pense cela depuis quelques années maintenant et à chaque fois je trouve que cela se vérifie et tient la route.
La seule issue possible c'est l’avènement de la violence et de la confrontation physique.
La seule incertitude que j'ai c'est concernant ce qu'il se passera après. J'ai des idées, des envies, mais je crains qu'au final les idées étroites et extrêmes l'emportent.
Ce sera alors une fin. La fin d'un mode de pensée sain et libre.

A moins que l'on s'investisse, tous ensemble, quel que soit le prix à payer. Parce qu'il y aura un prix à payer.
Peut être que je fabule et que d'autres solutions émergeront, sans nécessité de violence, je serai le premier à les saisir si au final elles nous permettent, au moins, la même liberté que nous avons actuellement.

Mais en attendant je constate que mon pays n'est pas franchement en forme et le futur ne s'annonce pas rose du tout.

mercredi 3 avril 2013

Non mais allôc quoi!


Oui ok, j'ai pas beaucoup cherché pour le titre. En même temps faut savoir aussi se plonger dans la connerie (mais pas trop) pour mieux comprendre les ânes. Même si je met en doute le fait qu'il y est vraiment quelque chose à comprendre.

Entre l'affaire Cahuzac (merci Médiapart sur ce coup la), les jobards anti-mariage gay, les expulsions qui reprennent, une croissance de merde, le chômage qui flambe, ... on est plutôt bien servis en joyeuseté en ce moment.
Et après on dit que les français sont toujours morose, en même temps on nous sert que du dégueulis à bouffer (je ne voulais pas parler de la viande cheval, ni de l'eau minérale avec pesticide et chimiothérapie intégré, mais voila qui est fait quand même).

Certaines choses positives sortent quand même du lot. Par exemple on ose, à nouveau, parler de réduire les allocations pour certains.
Mon dieu! Comment vont faire les riches pour payer les cours de canasson à leur progéniture? Quand certains utilisent les allocs pour survivre (voir sous-vivre), d'autres s'en servent comme argent de poche. Non je blague! Chez ces gens on utilise 10 fois la sommes des allocs pour l'argent de poche. Les allocs mensuelles sont juste de quoi se payer quelques bouteilles de champagne un samedi soir dans la discothèque à bourgeois du coin.
Et après on vient me sonner les matines avec l'égalité toussa toussa.
La vrai égalité c'est que quand on a du pognon on vient pas chier dans les plates bandes des pauvres, des précaires, de ceux qui ne s'en sortent jamais.
Quand on gagne de quoi payer l'ISF, quand on gagne de quoi investir en bourse, quand on gagne assez pour voir une belle résidence secondaire, on laisse les allocs à ceux qui ont un frigo vide.
Ça s'appelle la logique élémentaire, mais en langage capitaliste on peut appeler ça de l'utopie ou de la démagogie.
La justice sociale c'est offrir les mêmes chances à tous. Dites moi si je me trompe.

Et pour ceux qui commette l'infecte triche aux allocs, une répression graduelle doit être faite. Faut-il encore qu'il y est des contrôles. Je suis toujours estomaqué de voir que l'état donne du pognon aux gens sur simple dossier administratif, sans aller voir de près, chez eux.
Pour la triche aux allocs pourquoi ne pas couper (sur décision de justice) les allocs 1 mois? Et plus si récidive jusqu'au retrait de ce droit, purement et simplement si les gens y mettent de la mauvaise volonté.
Les gens qui se comportent mal ne doivent pas pénaliser les autres.
Parce que les précaires, les pauvres, eux, ne trichent pas.

Autre bonne chose, limiter le chômage des cadres. Mais bon sang en voila une bonne nouvelle! Comment comprendre que certains se tapent plus de 6000€/mois de chômage. Avec 6000€/mois, on paye combien de smicards? Et de RSA?
Avec 2000€/mois on vit bien. Que l'on ne me raconte pas de conneries. Et cela suffirai amplement à ces cadres pour se loger et se nourrir. Et au pire, il pourront toujours vendre leur merco pour une 206.


Et vous qu'en pensez vous?
Réel intérêt?
Ça finira par se faire ou pas?


Sur le sujet, je vous conseille la lecture d'un très bon article sur Médiapart: http://www.mediapart.fr/journal/economie/190213/reduire-les-allocs-lidee-deja-proposee-par-didier-migaud
Oui, j'aime bien médiapart. j'aime leur point de vue et leur (la?) vérité. Même si cela déplaît à certains.

lundi 1 avril 2013

Rigueur scientifique et humanité


Étant en fin de cursus de mes études d'infirmier, je suis en train d'élaborer mon TFE (Travail de Fin d'Etudes). Celui-ci porte sur les personnes en situation de précarité, d'exclusion et d'accès aux soins.
Me destinant à la psychiatrie par la suite (ceci est valable pour l'heure actuelle, tout est possible, rien n'est fixé), je m’aperçois de l'impact flagrant que peut avoir notre société sur les êtres humain.
Fort d'une logique comptable et financière, notre société actuelle va à l'encontre de l'être humain. Quand je dis être humain c'est un terme qu'il faut prendre dans sa globalité avec ses besoins fondamentaux (les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson), mais pas seulement.
Aujourd'hui il devenu courant que des gens se suicident pour leur travail, qu'ils soient plongés dans la dépression et soient rongés par la culpabilité. Le mot est lâché  Culpabilité! Nous sommes tous coupables!
On tente, plutôt avec brio, de nous faire culpabiliser de ne pas entrer, en tant qu'être humain, dans cette logique comptable.
Mais n'oublions pas, l'être humain n'est pas une suite de chiffres et de calculs! L'être humain est un cumul de variables incalculables. L'être humain n'est pas comptable, du moins dans sa dimension psychologique. L'être humain est scientifiquement comptable dans sa biologie (et encore, je m'avance beaucoup en disant cela) mais il l'est moins dans sa dimension psychologique.
Malgré l'existence du CIM10 (Classification Internationale des Maladies, publiée par l'OMS) et du DSM IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, édité par la société Américaine de Psychiatrie), il est important de savoir que ces classifications ne représentent pas toutes les pathologies des êtres humains, l'être humain comme un être singulier avec ses propres variables (basées sur la culture, l'histoire de vie, ...). Un effort permanent est fait pour toujours classer, adapter, interpréter, les pathologies humaines somatiques ou psychiatriques.
Il est important de savoir, de connaître et de reconnaître que l'être humain ne peut pas, dans sa globalité, rentrer dans des cases.
Pour en revenir à mon TFE, et parcourant les foyers d'hébergement d'urgence, côtoyant les acteurs d'associations, d'ONG ... il est temps de revenir à une logique humaine. Avec tout ce que cela peut impliquer.


Une grande dame, dont je tairai le nom par discrétion, professionnelle de la précarité, m'a soutenue que cette logique comptable et financière ne saurait subsister aux années 2020. J'aime à la croire.
Il serait peut être bon de commencer à anticiper et de se poser enfin les bonnes questions.

Que peut-on faire pour améliorer la société et prendre la dimension humaine (avec ses nombreuses variables incalculables) en compte?