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samedi 25 mai 2013

Courir contre l'égalité




Je pourrais vous faire découvrir une association qui oeuvre dans la lutte du cancer du sein, mais en fait je vais dénoncer plutôt une bêtise grandiose que cette association met en place.

Je n'ai jamais été, je ne suis pas et ne serai jamais misogyne.
Je déteste par dessus tout les machos presque autant que le féminisme. L'égalité n'est pas dans le rejet de l'autre mais bien dans la tolérance et le respect.
Il est nécessaire que les femmes soit défendus et que l'on se battent à leur cotés pour défendre des droits de bases auxquels chacun peut prétendre.

Mais voila cette association (je vais finir par la nommer), ne met en place des activités QUE pour les femmes concernant une pathologie, et ça c'est vrai à 99,99%, qui ne touche que les femmes.

Très bien, le cancer du sein est exclusivement féminin (bien que quelques cas chez les hommes soient apparus mais reste insignifiant du point de vue statistique), mais est-il une bonne raison pour exclure les hommes?
Voila une bien mauvaise idée et un bien mauvais exemple!
Dans la maladie, il y a la malade elle même, certes, mais aussi un mari peut être, des fils, des frères, ... Ces proches peuvent très bien se sentir concernés aussi.

De plus, cette association se met clairement hors la loi. Je me demande ce que penserai la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE).

Devrait-on faire la même chose pour le cancer de la prostate?
Est-ce que la discrimination a bien sa place dans le monde de la santé?

Et si on remplaçait le mot "femme" par "homme", "noir", "blanc", "arabe", 'homo", ... Est ce que cela resterai sous silence? Je pose la question.

"Ne pas faire à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse".

Sans vouloir choquer ces dames, je me demande si moralement c'est bien acceptable.

Dans une société ou tout est fait pour nous diviser les uns les autres, une société ou les femmes ont encore besoins d'être défendus pour obtenir l'égalité avec les hommes, je me demande si c'est vraiment une bonne idée.

Je me dis qu'au final en voyant cette maladresse, cette mauvaise foi ou cette mauvaise volonté, n'a-t-on pas déjà perdu un peu de notre humanité en interdisant à son voisin une chose qui au final devrait être permise pour tous.

Quoi qu'il en soit, de ma chaise, derrière mon ordi, je soutient cette association pour les bénéfices qu'elle peut donner aux malades. Je pense en priorité aux malades.

Je soutiendrai toujours les femmes, surtout celles qui ont besoin que l'on se batte à leur cotés.

Mais je me battrai toujours contre les inégalités et contre la bêtise.




samedi 13 avril 2013

Misandrie misogyne


Le féminisme, rien qu'à prononcer ce nom, cela évoque déjà beaucoup.

Nécessaire dans les années 60, petit à petit les inégalités hommes-femmes se réduisent. Mais aujourd'hui encore certaines différences grossières subsistent, en France et en Europe.
Dans certains autres pays, le féminisme est dans ses balbutiements et a du mal à émerger dans des sociétés patriarcales oppressantes. Il s'agit pour certains de combat pour les droits de "l'homme" sur les droits les plus élémentaires.

Cependant, à travers ce mouvement important et légitime en Europe, il apparaît plusieurs courants de pensées.

En effet,  la plupart des féministes prônent l'égalité entre les hommes et les femmes. D'ailleurs certains hommes les rejoignent dans leur combat.
En revanche il existe des féministes radicales, j'aime les appeler les féministes primaires. Elles sont primaires comme les idées d’extrêmes droites. Elle utilisent des raccourcis grossier et prônent pour des idées utopiques basés sur l'inégalité hommes-femmes en faveur des femmes (bien sur).
Le plus souvent ce courant de pensée se cache sous un féminisme "classique", mais en discutant ici et la, je me suis aperçus que certaines étaient tout simplement anti-homme, parfois avec ce qu'il y a de plus radical. Jusqu'à parler de l'extinction de l'homme. Jusqu'à penser que l'homme n'est plus nécessaire car 'on aurait' trouvé de quoi faire des bébés sans organe génital mâle.

" Le mâle est un accident biologique ; le gène Y (mâle) n'est qu'un gène X (femelle) incomplet, une série incomplète de chromosomes. En d'autres termes, l'homme est une femme manquée, une fausse couche ambulante, un avorton congénital. Être homme c'est avoir quelque chose en moins, c'est avoir une sensibilité limitée. La virilité est une déficience organique, et les hommes sont des êtres affectivement infirmes."

" Les hommes irrationnels, les malades, ceux qui essaient de nier leur sous-humanité, en voyant les SCUM arriver sur eux comme une lame de fond, hurleront de terreur ... "
Valérie Solanas 

Le SCUM Manifesto est un tract féministe écrit en 1967 par Valérie Solanas qui préconise une violente révolution pour créer une société sans hommes.



Je peut comprendre que les inégalités existantes puissent mettre en colère, puissent exaspérer, mais je ne comprendrais jamais que l'on puisse penser qu'une catégorie d'être humain doit disparaître.

Heureusement ce phénomène de pensée reste marginal et je doute qu'il puisse prendre de l’ampleur un jour.
Mais ce genre de pensée a le défaut d'exister.

Beaucoup moins radicales, je me rappelle l'association des femmes à barbes. Bien que n'étant pas anti-homme (en tout cas ce n'est pas l'impression que j'ai eu), leur idées étaient bien maigrichonne. Dans  tout les cas elles n'ont jamais su défendre la cause par les paroles quand la parole leur était donnée. La vidéo de leur fiasco dans le petit journal sur canal + n'est plus disponible et je n'ai pas réussi à la trouver sur le net.

Pour rappel, elles intervenaient dans les endroits ou s'exprimaient les hommes de pouvoir, elles s'imposaient avec des banderoles, affublées d'une fausses barbe.
L'intention est louable, la cause est juste, mais zéro dans la défense de leurs actes. Cela les a fortement décrédibilisées.

J'en reviens au féminisme anti-homme.
Comme à chaque fois qu'un extrême se développe, l’extrême opposé émerge également. Ce n'est pas un phénomène nouveau et qui se vérifie très souvent.
Donc cela à pour conséquence l'émergence, de mouvement, de groupe d'hommes, parfois modérés, parfois moins.
Par exemple en réponse aux Femen, on trouve les Hommen. Le 1er étant légitime à mon avis, le 2ème étant nettement moins glorieux. Même si il parait, que dans les têtes pensantes des Femen, le leadership serait un homme. A vérifier.

Bref, entre les modérés et les extrêmes des "2 camps", je trouve que cela commence à devenir compliqué et inutile.

Misogynie contre misandrie. Voila une bien moche résolution du problème. 

Sauf que, bien sur, les femmes n'ont toujours pas strictement les mêmes droits que nous, les hommes...

Pour en lire plus:

dimanche 7 avril 2013

De la liberté

Il parait qu'on vit dans un pays libre. En France, comme dans d'autres pays occidentaux, nous jouissons de nombreux droits. Nous nous sommes battus pour obtenir le droit de réunion, de grève, la liberté d'expression, de culte, entre autres.


Ce qui me rend triste à l'heure actuelle, c'est que ces libertés semblent se restreindre.

Avant de continuer plus avant, et de peut-être provoquer chez toi, lecteur, colère, exaspération ou haussement d'épaules, je vais préciser quelques points me concernant. Même si ce que je suis n'a aucune influence sur la pertinence ou non de mon propos.


Je suis féministe. Le genre qui ne comprend pas pourquoi les femmes sont traitées différemment des hommes. Pourquoi les paye-t-on moins pour le même travail? Pourquoi les voile-t-on? Pourquoi limite-t-on leurs déplacements en leur racontant que si elles sortent tard le soir, elles risquent de se faire violer? A vérifier, mais il paraitrait que les victimes de violences dans les rues soient très majoritairement les hommes.


Je suis également croyante. Le genre qui ne va pas te faire chier, toi, l'athée, ou toi, qui a une foi différente de la mienne. Parce que je crois profondément que la foi est personnelle. Et que religion, étymologiquement, signifie relier les hommes. Je tends à penser que la religion a de tous temps servi à établir des règles de vie en société. Les religions qui m'intéressent le plus sont celles qui mettent en contact le plus directement possible les croyants et leur(s) dieu(x). C'est te dire si le catholicisme, la religion dans laquelle j'ai grandi, et sa hiérarchie me paraissent absurdes.


Pour finir de parler de moi, je t'avouerais que je suis tiraillée entre anarchisme et libéralisme. Je crois fermement que l'esprit d'entreprise est une belle chose. Et que la responsabilité individuelle structure l'individu.


Pour revenir à mon sujet d'inquiétude, je vais te raconter ce qui me perturbe dernièrement.

J'ai été prise à partie ces derniers temps par des personnes qui me sont chères. Sur mon manque d'engagement. Sur mes interrogations à propos du judaïsme. Sur mes blagues douteuses.


Je ne suis pas misogyne, mais je fais des blagues lourdingues sur les femmes (et même, j'en ris!).

Je ne suis pas antisémite, mais je trouve la façon des ultra-orthodoxes de traiter les femmes pas très sympathiques.
Je ne suis pas homophobe, mais je n'ai pas envie de faire taire les anti-mariage gay.


En gros, je suis pour la liberté d'expression.


Tu vas peut-être me répondre que les mots blessent. Que parfois même, ils rendent les individus si malheureux qu'ils les poussent aux pires extrémités. Je suis tout à fait d'accord. J'ai été dans ce genre de situation où une phrase m'a traumatisée pendant des années.


Cependant. (là je sais mon propos va peut-être sembler extrême) Cependant, nous avons la chance de jouir de la liberté d'expression. Nous tous. C'est-à-dire nous qui sommes d'accord entre nous, et les autres. Ceux qui ont d'autres idées, opinions ou croyances.

Parfois, quand j'entends certains de mes amis, j'ai l'impression que la liberté d'expression, ce n'est que pour ceux qui sont du même avis que nous. Ceux qui pensent différemment sont des imbéciles (pourquoi pas) et doivent se taire, voire mourir (oui, j'ai lu ce genre de propos). Et ça me pose problème.
La liberté d'expression, ça vaut pour tous. Pour toutes les idées, même celles qui ne nous plaisent pas.
Aux États-Unis (je sais, ce n'est pas toujours un pays exemplaire), toute parole est autorisée, libre.
Ce qui me plait dans le fait de laisser toute idée libre de s'exprimer, c'est que ça libère le débat. Si je sais ce que pense l'autre, je peux parler avec lui, lui opposer des arguments, essayer de le convaincre qu'il a tort.
Évidemment, il peut faire de même. Mes arguments devront donc être solides.


Et puis, si chacun a le droit de dire ce qu'il pense, ça permet aussi de savoir qui a des idées extrémistes. Pour un État, c'est intéressant, ça permet de repérer les éléments dangereux.

Tu me rétorqueras que les extrémistes intelligents se cacheront. Certes.
Moi je te répondrai que parler n'est pas agir (oui, des fois, je réponds des trucs à côté de la plaque. Ça déstabilise. J'aime bien.).


Bon, je parle, je parle, mais j'aimerais bien savoir ce que tu en penses.


Pour conclure, je te dirais qu'il y a quelques années, j'étais une fille aux nerfs à vif. Je ne supportais pas la contradiction. J'avais l'impression que quelqu'un qui n'était pas de mon avis remettait en cause ma personne. Depuis, j'ai appris la tolérance. J'essaie de comprendre pourquoi une personne pense ce qu'elle pense, quelle est son histoire. Ça me permet de discuter avec elle et de trouver des arguments pour la faire changer de point de vue (au sens premier du terme).


Et puis, traiter les gens d'abrutis ne les a jamais convaincus qu'ils avaient tort.


Et puis, qui m'empêche de passer mon chemin quand je n'ai pas envie d'écouter ce que je considère comme de la connerie en barre ? 
 
Et puis, la liberté, c'est une belle valeur, non? (Han la la, ça y est, je suis devenue une hippie!!)